dimanche, février 21, 2010
Le pendu
Je tourne en restant couché
Recassant les mêmes visages
Crispés et accrochés en moi
Goût de poings dans la bouche
Contre ma peau devenue grise
J’attends la violence de près
Comme délivrance et pardon
Tout en gardant les yeux ouverts
Mais la tête qui danse sourdement
Je fuis ma main qui veut courir
Les fils suspendus de mon front
En me perdant je me trouve
En me trouvant je me perds
Si je ne comprends rien
C’est que j’ai tout compris
À quoi bon chercher les larmes
Si mes épines sont invisibles ?
À quoi bon crier à la nuit
Si la voix n’a pas raison de rire ?
Froid, il fait froid sans amour de soi
Neige qui brûle mes jours
Comme soleil de midi
Comme l’enfant naïf
Essouflé sur mon lit de pierres
J’ai le regard amer sur mon reflet
Dans l’eau de mes fumées
Épousant les courbes de mes couteaux
Soupir qui agite la mélancolie, respirations éveillant l’angoisse
Ce n’est qu’un vent doux d’un matin ou une tempête glaciale
Qui soulèvera mes jambes engluées dans les cicatrices
Pour me souffler comme la vie le mot «espoir»
Comme la vie
Comme vous
Comme moi
Comme tout
samedi, décembre 26, 2009
Rendez-vous
Frappe-moi, Crie-moi
Que je suis là, bien à toi
Réveille-moi
Je suis assoupi
Sur une table
Colle ma peau
Évoque-lui ton toucher
Et ta main
Au moins
Et si tu dansais ?
Et si tu valsais mes pieds
Contre les miens
Que je tombe contre toi ?
Essouflé
Je respire
Je fume
J’attends
La voix comme miles gorges noués
Enlacé de tes doigts fantômes
Arrive. Viens-tu, viens-tu ?
J’entends tes pas descendre l’escalier.
Oui, oui, te voilà enfin, prêt à me voir.
Dans ton regard, tes yeux.
Attends
Que je sois beau.
…
Ok.
Et puis ?
M’aimes-tu ?
vendredi, décembre 25, 2009
Lit blanc
Le sang de mes angoisses s’étalent comme les épines
De mes fleurs, reflétant la lune
Illusions sur mon cœur d’aspirateur
Qui sussurent à mon peuple cervical
Leur hypocrite prospérité
Menteurs
Joueurs
Douleur
Je suis aveugle, berné par ma soif
Des caresses courageuses d’un amour
Trop grand pour les mots
Trop fort pour mes maux
On gratte dans mon ventre
Le cri montant dans mes oreilles
On veut retrouver ma vérité
Je commence à la sentir
Cette vision de scission
Faibles respirations
Vibrant mon corps en son centre
Rouge de honte, de craintes
Et d’un passé qui crépite
Je ne veux plus fuir
Je veux cuire
Et renaître
Laissez-mon lit ici
J’y retournerai
Pour me souvenir
Et grandir
J’y laisserai à chaque tour
Le goût de mes larmes
L’odeur de mes coups
La violence d’un cœur
Folies du soir
Me répondre
Aux questions
Immenses comme les bateaux
Naviguant les veines de la Terre
Oui…
La perte.
Oui…
La force.
Que le soleil m’entende
Et que jaillisse le feu
Étincelant de mon corps
Partir…
Pour mieux trouver
Au revoir
Et à bientôt.
dimanche, octobre 25, 2009
Reviens
Teint de tes folles caresses
Je m’y suis endormi moins pâle
J’ai ri à en perdre mes cheveux
Tes rideaux m’étranglent
Ton soleil m’aveugle
Rien de nouveau à l’horizon
Sauf mes yeux scintillants
Raté J’ai
Oui
Perdu J’ai
Oui
«Aurait aimé valser dans tes bras de givre
Sans me cogner la tête contre tes airs creux
Aurait aimé danser sous les nuages multicolores
Sans me frapper contre tes ignorances»
«Ne me laisses pas en feu, je brûlerai trop vite
Ne me laisse pas en eau, Je me noierai trop coi.
Et puis fais comme tu veux, peut-être aies-je trop tourné
En contre-sens, à contre- sang, dans tes méandres»
Tu es disparu de l’hôtel à chambre unique
Moi qui t’avais mis en scène notre foudre
Aïe
Tourbillon de larmes
Tornade de maux
Maelstrom de vie
Seul
Je tournoie pour m’oublier
Oublier mes ongles sales
Je virevolte pour m’enfoncer
M’enfoncer dans le trou
Sur la taie d’oreiller mes cris
Tous ces «Chéri» effondrés
Mon ironie planante
Sur mes pleurs laids
Aïe
Reviens, reviens à moi
Retrouve ton saule pleureur
Patauge dans mon marécage
S’il-te-plaît, mon amour
J’attendrai les tocs la porte qui s’ouvre
Ton sourire blanc, ton cœur chaud
Tes deux mains sur mes joues
Pour plonger en tes bras suppliant mes lèvres
Suspendu comme l’espoir
Je pleurerai ton arrivée
Et cette fois-ci tu m’étoufferas
Comme on jouit de la vie
Fais-moi mal
Aïe
Oui
Tu m’aimes
dimanche, octobre 18, 2009
Mon départ
Comme tu as la gorge rouge océan
Tu l’effaces sous les éclairs invisibles
Des yeux que tu ne voient pas
Comme tu as les pieds blancs cieux
Tu les figes sur les feux enfouis
De raison que tu ne renies pas
Tu me dis que tu as perdu la clé
Que tu es blessé des fêtes chaos
Et de mon être qui vagabonde
Je ne peux rien, seulement dormir
Jouer le somnambule et oublier
Le lit qui nous as torturé
Comme tu as la bouche bleue neige
Tu la mords de tes dents pointues
Des mots que tu n’entends pas
Comme tu as les mains grises glaise
Tu les caches derrière ta forêt
De remords que tu ne cries pas
Tu me dis que j’ai perdu le sens
Que je suis blessé des mort-nés
Et de ton âme qui pleut
Tu ne peux rien, seulement partir
Jouer le colérique et courir
Sur les cendres où nous avons mués
Comme ta tête est noire fumée
Tu la brûles par des illusions saignantes
D’amour que tu n’as pas
Comme ton cœur est sans couleur
Il n’est tout simplement pas
De ton corps chute il s’est enfui
Tu me dis que tu t’en vas mourir
Et que moi je vais sourire
Toi souffrir et moi rire
Je ne peux qu’écrire et dire
Que tu as mal lu et que tu fuis
Un avenir qui ne nous appartient pas
Je suis déjà sorti
Que tu éclates
Et une bombe
Tu as déjà explosé
Que je quitte
Et deux solitudes
Je ne veux plus de toi
Tu veux encore de moi
Nous devons se dire adieu
Ne reviens plus
Sinon c’est mon ire
Que tu auras dans la bouche
Adieu
De mes yeux
À tes yeux
Corps à corps
J’en ai fini
Adieu
Adieu
De mes yeux
À tes yeux
Cœur à cœur
J’en ai fini
Adieu
samedi, octobre 03, 2009
Le prisonnier
J’suis pris dans ton cœur
Tes yeux ne me voient pas
Mais j’suis accroché à toi
Les chutes de ton sang
Me frappent contre tes ventricules
Je me baigne dans les vagues
Rouges comme mes vœux
Chaque jour, chaque nuit
Je manque de me noyer
Dans tes battements
Dans tes sentinelles
Mon prince muet
Tu ne me reconnais pas
Mes mots sont étrangers
Tu ne comprends pas
Je danse comme un désarticulé
Pour me libérer de ta prison
Mais c’est ma tête folle
Qui est suspendue à une artère
Chaque fois que je te dis
Tu crées un silence
Pleins de doutes
Pleins de pleurs
Mon ange aveugle
Tu ne saisis rien
Je suis prisonnier de toi
Je crie à l’aide dans ton corps
À moins que je n’existe pas
Que je suis ton imaginaire
Si je suis encore là
C’est que tu as besoin de moi
Je crois que
Je n’aurai jamais
De bonnes
Réponses
Mon amour mort
J’suis encore pris dans ton cœur
Je suis ton obsédé
À jamais plongé en toi
Si jamais tu te réveilles
Viens me chercher
Délivres-moi de toi
Je t’attendrai
Peu importe à qui
Tu donneras ton coeur
Je resterai ton prisonnier
Ton homme cri
dimanche, septembre 13, 2009
C’comme ça qu’ça doit être
C’est comme ça qu’ça doit être. Nous deux. C’est comme ça.
C’est comme ça qu’ça que tu voulais qu’ça soit. Ben pas moi.
Moi, c’est pas comme ça qu’j’aurais voulu qu’ça soit.
J’voulais pas nécessairement, la ballade dans le parc.
Ni un souper mielleux avec des chandelles et du vin.
Mais juste un peu plus dans le moins Bing-Bang.
J’me s’rais vu te désirer plus longtemps
Te regarder les bras, tes mains.
Vraiment goûter la couleur de tes yeux.
Mais encore plus que tu m’désires plus longtemps
Parce que ça fait toujours un peu de bien
Savoir qu’on plait à quelqu’un…Surtout toi
Mais y’a fallu qu’tu boives, qu’tu démesures
Pour enfin t’affronter, sans tes armures
Venir me voir dans tes atouts détatoués
Pis, sans trop savoir où tu m’emmenais
Mais avec la conviction, qu’enfin
J’allais enfin tomber dans tes bras
En fait, c’tait presque ça.
Mais tu m’as plus plaqué sur un mur
Pis tes lèvres ont frappés les miennes.
J’aurais voulu qu’ça dure une vie
Du moins, ça s’ra l’souvenir qui restera
…
Pis tout s’est précipité.
Tu m’as emmené dans la chambre
De ta blonde pis Bing-Bang
Ça duré le temps qu’tu t’assumes
Le temps d’dévêtir pis Bing.
Le temps d’te rhabiller pis Bang.
T’es parti
Pas de mots
Pas de points
C’est ça, qu’t’avais à m’donner ?
C’est ça, que j’voulais profondément ?
Que j’te **** pis Bye ?
Ben c’est ça.
Va chier.
Profond.
Si tu penses que j’ai mal
Ben t’as raison. J’ai mal
D’avoir cru qu’t’étais l’mien.
J’ai vraiment mal.
Parce que, pour toi
C’comme ça qu’ça doit être.
Mais inquiètes toi pas
Si j’avais juste mal pour ça
J’s’rais passé par-dessus.
Mais c’qui m’empêche
De pas avoir mal
C’est que malgré tout
Même si t’as un masque
Même si t’es un trou d’cul
Même si tu m’aimerais pas
Moi
J’t’aime
Comme un con.
C’comme ça qu’ça doit être.
C’est la seule réponse
Que t’as réussi à m’dire.
Ben mon gars
C’est raté
Comme fin.
La mienne, ma fin
Va être convaincante
Parce que j’sais c’que j’suis
Pis que les condamnés
D’aimer leurs arrache-cœurs
Auront toujours mal.
Bye mon gars
Dis bonjour à ta blonde
Pis à ton seul amant qu’t’auras jamais eu.
Sincèrement vôtre
Ton ami Fif
Marc-Antoine
dimanche, août 09, 2009
J'y suis.
J’y suis. Dans l’espace de mes fantasmes où tout tourbillone comme des bouquets de roses rouges sang. Ça flotte dans mon cœur de pluie.
J’y suis. Dans le feu de mes nuits blanches. La tête implose dans mes veines et je cours à ma perte. Je flanche sous les rayons du soleil.
J’y suis. Dans ma gorge nouée, ma retenue de guerre. J’ai le goût de guerre dans la bouche. Arrêtez-moi avant que je floue un visage.
J’y suis. Dans la confusion. Dans les liens d’idées qui ne coagulent pas. Un jour qui sait.
J’y suis. Dans les cendres. Dans les lacs.
J’y suis. Pas là. Ici, tout près. Dans le marais de ma tête. Le marécage de mon âme.
J’y suis. Au moins.
J'y saigne. Au moins.
Où.
vendredi, juillet 31, 2009
Douleurs
Que je refais surface
Le corps tordu, yeux clos
Enfin je sors de l’interface
Mais je ne suis pas né
Mais je ne suis pas mort
Je suis flou et blessé
Froid de petits remords
Il a plu longtemps sur ma peau
Devenue neige brûlante
Je n’ai rien à mordre, mes crocs
Se décrochent, de façon virulente
J’ai mal, très mal aux poumons
Creusés par les intempéries
C’est que les respirations
Sont ankylosés de mes cris
Perdu dans ma tête
Effrayé par dehors
Je suis un épithète
Je suis infini torts
À demi-noyé
À demi- conscient
Tout sauf blé
Tout sauf blanc
Qui suis-je ?
a)Un bébé durant l’avortement
b)Un fou dans sa chambre d’asile
c) Une femme en dépression
d)Un adolescent à la suite d’un accident
e)Autre__________________________
J’attends votre réponse.
mercredi, juillet 15, 2009
Révolte d'un S-Car-Go-Sh*t
Comme un colimaçon
Je ralentis mes jours
Les rendant fuites
Et désobligaSh*t
Comme un colimaçon
Je dors sur mes trésors
Les entourant de l’effroi
Et de l’incompréhenSh*t
Comme un colimaçon
J’attends qu’on m’écrase
Pour voler plus bas
Et me détruire…
Comme un colimaSh*t
Un Ost*e de colimaSh*t
Je bave sur moi
Comme d’la Sh*t
Sh*t de Sh*t de Sh*t.
Va Ch*er Sh*t de M*rde.
...
Sh*t de Sh*t.
Comme un colimaSh*t
J’ai pas d’vocabuSh*t.
Pis j’m’en contre Sh*t.
Dommage que ça crie pas
Un Ost*e de Colimaçon
Parce que ça fait longtemps
Que j’m’aurais défoncer les oreilles
DÉFONCER les oreilles.
Sh*t de Sh*t.
(À suivre…)
mardi, juillet 14, 2009
Questionnaire à remplir seul
1) Et je casse...
2) Et je crasse...
3) Et je trace...
4) Et j’efface...
a)...ma tête.
b)...mes mains.
c)...mon corps.
d)...mon cœur.
Partie B
Et ma vue ?
Et ma vie ?
Et ma lie ?
Et ma qui ?
Aimer vue ?
Aimer vie ?
Aimer lie ?
Aimer ____.
Partie C
5) Et je masse...
6) Et je brasse...
7) Et je lasse...
8) Et je passe...
e)...mes désirs.
f)...mes espoirs.
g)...mes illusions.
h)...mes pensées.
Partie D
Et mes sens ?
Et mes sangs ?
Et mes cents ?
Et mes sans ?
Aimer sens ?
Aimer sang ?
Aimer cents ?
Aimer _____.
L'étourdi
Je suis nulle part
Je n’ai nulle part où aller
Même pas ma tête
Partout
Tu es partout
Tu es partout et pour tout
Mon alcool
Je saute et frétille
Te bois trop vite
Tu cognes et crispes
M’épluches les yeux
Mal heure du bonheur
Bonne heure du malheur
Horreur des peurs
Le Cœur qui pleure
Valse-moi sous la nuit
Éclaire-moi de tes frissons
Que je punisse mon corps
Et tes feux de joie grise
Grille-moi de tes bras
Et de tes yeux bleus
Que je noie ma peine
Et ceux de tes poings
Voilà qu’on est deux
Voilà qu’on est mieux
Voilà qu’on est creux
Voilà qu’on est nœuds
Tant pis, tant pis
Je nie sans cris
Je plie sous toi
Je rie pour quoi
À genoux
Pas tombé
J’effleure
Ma vie
dimanche, juin 21, 2009
Rien de cohérent.
Ce soir, tu es au plus creux de mon âme
Écrasé comme milles écureils dans la rue.
Oublie-moi, toi.
Moi ça va, je creuse ta tombe.
Lâche-moi l’cœur.
Laisse-le flétrir sans toi.
Bon, je pleure et je débarasse.
Salut bien tes yeux pour moi. Ou pour ce qu’il en reste.
Bon. Bon. Bon.
Être au milieu de nulle part, c’est comme être au milieu de toi.
Va t’en. Hé oui, Va-t’en.
Tout mélange fait vômir. Nos cœurs ne font pas l’exception.
Bang. Bang. Bang.
Va te faire foutre.
lundi, juin 15, 2009
Mon ange
J’ai dévoré tes ailes ce soir.
J’ai oublié qui j’étais, j’ai oublié mes raisons et mon corps s’est envolé sans ma tête.
Je voudrais m’excuser milles fois comme milles larmes douces sur ta peau.
Mais j’ai creusé trop creux dans nos cœurs.
Et crac. Tout a éclaté, explosé, implosé dans mes yeux.
J’ai perdu notre jeu. J’ai brûlé notre lit.
Je t’ai écrasé contre le mur de mes mains malades.
Mon ange
Me voilà devant les cendres vômis.
Le sang pleut à même le sol.
Mon ange
Ton visage détruit assomme mes pensées, me ronge une plaie ouverte que j’ai tracée.
J’apprends ce que c’est d’être mal, d’avoir mal et de crier la gorge nouée.
Mon ange
J’ai tué notre amour.
Je me vengerai donc sur le bourreau.
Corde sur mes cordes vocales.
Une dernière inspiration, un dernier sanglot brûlant.
Et je pendule.
Mon ange
Je t’aime.
lundi, juin 08, 2009
Leur fin
Et elle danse sous les grands bras des arbres
Et elle rit d’avoir été aussi fugace devant les cieux
Et elle pleure comme le sang de ses veines
Elle s’est couchée dans ses algues
Mains prises, doigts rougies et peau froide
Plongeant, creusant l’eau de ses bleus
Et de tout son ventre elle a craché son amour
Et de tout son corps elle a éclaté comme l’argile
Et de toutes ses lèvres elle a embrassé sa destinée
Sa mort happante dans les feux
Sa mort sans heure et cents heurts
Sa mort comme une chute de poussières
Orphée
Et il danse sous les grands bras des arbres
Et il rit d’avoir été aussi grand que les cieux
Et il pleure comme le magma de son cœur
Il s’est couché dans ses racines
Pieds cloués, orteils bleuis et nerfs brûlants
Creusant, plongeant dans la terre de ses rouges
Et de tout son ventre il a tué son amour
Et de tout son corps il a explosé comme un volcan
Et de toutes ses lèvres il a embrassé sa dulcinée
Son tort arrachant ses yeux
Son tort évidant l’évidence
Son tort comme une plaie éternelle
samedi, mai 30, 2009
Dernier poème d'Eurydice aux Enfers à Orphée
En ce feu
En ce creux
Et puis rien
Sans tympans
Ni langue
Mon corps n'est que cadavre
Mon cadavre n'est que mort
Ma mort n'est que corps
Et je tombe
À jamais
À jamais
Et puis rien
Sans souvenirs
Ni sentiments
Le coeur sans air
L'air sans mots
Les mots sans coeurs
Et je tombe
Et puis une image
Tes yeux
...
Et puis rien.
vendredi, mai 29, 2009
Poème d'Eurydice aux Enfers à Orphée
Je suis prise
Viens, viens
Je suis là
Sans mots
Dans ce marécage
Pieds fermés
Yeux blancs
J’entends
Ton sang
Battre mon nom
Et mon souffle
Viens, viens
Je suis brume
Viens, viens
Je suis cendres
Je vole
Je plonge
Je m’enfonce
Je creuse
Est-ce toi
Ces pleurs
Caverneux
Qui cherchent ?
Viens, viens
Je suis cœur
Viens, viens
Je suis morte
À la main
Pour la vôtre
Une anémone
Rouge
Ne m’abandonnez pas
Je vous attends
Ne m’abandonnez pas
Délivrez-moi
lundi, mai 11, 2009
Merde
Est-ce que j’tai déjà dit…
J’trouve que…
J’aimerais ça te dire que…
Je respire, j’essouffle
Un cœur à double vitesse
J’essaie, je tente, je…
Câlisse que c’est difficile.
J’voudrais te dire que…
Que tu…
Vraiment…
Tu…
Tabarnak, j’s’rais jamais capable
Ma langue fait l’escargot
Pas capable d’accrocher trois mots
J’me sens comme un mongol
Tu sais que t’es…
J’te trouve…
…
Je claque des dents
Je spasme du corpsJ
e vais éclater
Go go go.
…
T’es beau.
Je l'ai eu.
J'dégonfle un peu.
Je savais pas comment te le dire.
Mais je sais que ça t’fait rien.
C’est impossible.
Parce que…
Parce que…
Voyons, crisse !
Si seulement t’étais…
Si seulement t’étais…
Gorge serrée, Bouche aride.
Si t'étais là.
…
…
…
Bon…
J’ai pu rien à…
Je…
Je sais plus.
…
Merde.
Comme une
Vas-y, fais-le, s’il-te-plaît.
Que je me sente vivante
Que je me sente quelque chose
Qu’est-ce que t’attends ? Vas-y !
J’attends après des mots sales
J’attends après des mots laids
Je veux être quelqu’un pour toi
Ne me laisse pas toute seule
Sans larmes et sans bleus
Regarde-moi au moins
Que je me sente vivre
Vas-y, fais moi mal
En d’dans, en dehors
Que je souffre
Que j’aie une raison
D’être affreuse
D’être épaisse
D’être quelque chose
Pour quelqu’un
Laisse-moi pas toute seule…
LAISSE-MOI PAS TOUTE SEULE !
GROS CAVE ! IMBÉCILE ! COLON ! SANS CŒUR, GNIOCHON DE TROU D’CUL DE MARDE !
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH!!!
…
C’est ça…
Laisse-moi mourir
Comme une grosse torche
Comme une moins que rien
Comme une…moi.
vendredi, mai 08, 2009
Destruction
Sur un mur
Cracher ses dents
En fusillade
TABARNAK
Des bras entrechoqués
Des autres bras hallucinés
Des bras désarticulés
Des autres bras coulants
OSTIE
Yeux aux pupilles aveuglés
Fonçant droit devant
Des bouches muettes
Résonnant à tue-tête
DÉCALISSEZ
C’est mon manège nocturne
C’est mon sang sur l’asphalte
C’est mon cœur brûlé
C’est mon corps tu
Paf
Pouf
Pif
Boum
.
GAME OVER
