Euridyce
Et elle danse sous les grands bras des arbres
Et elle rit d’avoir été aussi fugace devant les cieux
Et elle pleure comme le sang de ses veines
Elle s’est couchée dans ses algues
Mains prises, doigts rougies et peau froide
Plongeant, creusant l’eau de ses bleus
Et de tout son ventre elle a craché son amour
Et de tout son corps elle a éclaté comme l’argile
Et de toutes ses lèvres elle a embrassé sa destinée
Sa mort happante dans les feux
Sa mort sans heure et cents heurts
Sa mort comme une chute de poussières
Orphée
Et il danse sous les grands bras des arbres
Et il rit d’avoir été aussi grand que les cieux
Et il pleure comme le magma de son cœur
Il s’est couché dans ses racines
Pieds cloués, orteils bleuis et nerfs brûlants
Creusant, plongeant dans la terre de ses rouges
Et de tout son ventre il a tué son amour
Et de tout son corps il a explosé comme un volcan
Et de toutes ses lèvres il a embrassé sa dulcinée
Son tort arrachant ses yeux
Son tort évidant l’évidence
Son tort comme une plaie éternelle
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1 commentaire:
Je l'ai bien aimé.
Merci
Pedro
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