dimanche, septembre 13, 2009
C’comme ça qu’ça doit être
C’est comme ça qu’ça doit être. Nous deux. C’est comme ça.
C’est comme ça qu’ça que tu voulais qu’ça soit. Ben pas moi.
Moi, c’est pas comme ça qu’j’aurais voulu qu’ça soit.
J’voulais pas nécessairement, la ballade dans le parc.
Ni un souper mielleux avec des chandelles et du vin.
Mais juste un peu plus dans le moins Bing-Bang.
J’me s’rais vu te désirer plus longtemps
Te regarder les bras, tes mains.
Vraiment goûter la couleur de tes yeux.
Mais encore plus que tu m’désires plus longtemps
Parce que ça fait toujours un peu de bien
Savoir qu’on plait à quelqu’un…Surtout toi
Mais y’a fallu qu’tu boives, qu’tu démesures
Pour enfin t’affronter, sans tes armures
Venir me voir dans tes atouts détatoués
Pis, sans trop savoir où tu m’emmenais
Mais avec la conviction, qu’enfin
J’allais enfin tomber dans tes bras
En fait, c’tait presque ça.
Mais tu m’as plus plaqué sur un mur
Pis tes lèvres ont frappés les miennes.
J’aurais voulu qu’ça dure une vie
Du moins, ça s’ra l’souvenir qui restera
…
Pis tout s’est précipité.
Tu m’as emmené dans la chambre
De ta blonde pis Bing-Bang
Ça duré le temps qu’tu t’assumes
Le temps d’dévêtir pis Bing.
Le temps d’te rhabiller pis Bang.
T’es parti
Pas de mots
Pas de points
C’est ça, qu’t’avais à m’donner ?
C’est ça, que j’voulais profondément ?
Que j’te **** pis Bye ?
Ben c’est ça.
Va chier.
Profond.
Si tu penses que j’ai mal
Ben t’as raison. J’ai mal
D’avoir cru qu’t’étais l’mien.
J’ai vraiment mal.
Parce que, pour toi
C’comme ça qu’ça doit être.
Mais inquiètes toi pas
Si j’avais juste mal pour ça
J’s’rais passé par-dessus.
Mais c’qui m’empêche
De pas avoir mal
C’est que malgré tout
Même si t’as un masque
Même si t’es un trou d’cul
Même si tu m’aimerais pas
Moi
J’t’aime
Comme un con.
C’comme ça qu’ça doit être.
C’est la seule réponse
Que t’as réussi à m’dire.
Ben mon gars
C’est raté
Comme fin.
La mienne, ma fin
Va être convaincante
Parce que j’sais c’que j’suis
Pis que les condamnés
D’aimer leurs arrache-cœurs
Auront toujours mal.
Bye mon gars
Dis bonjour à ta blonde
Pis à ton seul amant qu’t’auras jamais eu.
Sincèrement vôtre
Ton ami Fif
Marc-Antoine
dimanche, août 09, 2009
J'y suis.
J’y suis. Dans l’espace de mes fantasmes où tout tourbillone comme des bouquets de roses rouges sang. Ça flotte dans mon cœur de pluie.
J’y suis. Dans le feu de mes nuits blanches. La tête implose dans mes veines et je cours à ma perte. Je flanche sous les rayons du soleil.
J’y suis. Dans ma gorge nouée, ma retenue de guerre. J’ai le goût de guerre dans la bouche. Arrêtez-moi avant que je floue un visage.
J’y suis. Dans la confusion. Dans les liens d’idées qui ne coagulent pas. Un jour qui sait.
J’y suis. Dans les cendres. Dans les lacs.
J’y suis. Pas là. Ici, tout près. Dans le marais de ma tête. Le marécage de mon âme.
J’y suis. Au moins.
J'y saigne. Au moins.
Où.
vendredi, juillet 31, 2009
Douleurs
Que je refais surface
Le corps tordu, yeux clos
Enfin je sors de l’interface
Mais je ne suis pas né
Mais je ne suis pas mort
Je suis flou et blessé
Froid de petits remords
Il a plu longtemps sur ma peau
Devenue neige brûlante
Je n’ai rien à mordre, mes crocs
Se décrochent, de façon virulente
J’ai mal, très mal aux poumons
Creusés par les intempéries
C’est que les respirations
Sont ankylosés de mes cris
Perdu dans ma tête
Effrayé par dehors
Je suis un épithète
Je suis infini torts
À demi-noyé
À demi- conscient
Tout sauf blé
Tout sauf blanc
Qui suis-je ?
a)Un bébé durant l’avortement
b)Un fou dans sa chambre d’asile
c) Une femme en dépression
d)Un adolescent à la suite d’un accident
e)Autre__________________________
J’attends votre réponse.
mercredi, juillet 15, 2009
Révolte d'un S-Car-Go-Sh*t
Comme un colimaçon
Je ralentis mes jours
Les rendant fuites
Et désobligaSh*t
Comme un colimaçon
Je dors sur mes trésors
Les entourant de l’effroi
Et de l’incompréhenSh*t
Comme un colimaçon
J’attends qu’on m’écrase
Pour voler plus bas
Et me détruire…
Comme un colimaSh*t
Un Ost*e de colimaSh*t
Je bave sur moi
Comme d’la Sh*t
Sh*t de Sh*t de Sh*t.
Va Ch*er Sh*t de M*rde.
...
Sh*t de Sh*t.
Comme un colimaSh*t
J’ai pas d’vocabuSh*t.
Pis j’m’en contre Sh*t.
Dommage que ça crie pas
Un Ost*e de Colimaçon
Parce que ça fait longtemps
Que j’m’aurais défoncer les oreilles
DÉFONCER les oreilles.
Sh*t de Sh*t.
(À suivre…)
mardi, juillet 14, 2009
Questionnaire à remplir seul
1) Et je casse...
2) Et je crasse...
3) Et je trace...
4) Et j’efface...
a)...ma tête.
b)...mes mains.
c)...mon corps.
d)...mon cœur.
Partie B
Et ma vue ?
Et ma vie ?
Et ma lie ?
Et ma qui ?
Aimer vue ?
Aimer vie ?
Aimer lie ?
Aimer ____.
Partie C
5) Et je masse...
6) Et je brasse...
7) Et je lasse...
8) Et je passe...
e)...mes désirs.
f)...mes espoirs.
g)...mes illusions.
h)...mes pensées.
Partie D
Et mes sens ?
Et mes sangs ?
Et mes cents ?
Et mes sans ?
Aimer sens ?
Aimer sang ?
Aimer cents ?
Aimer _____.
L'étourdi
Je suis nulle part
Je n’ai nulle part où aller
Même pas ma tête
Partout
Tu es partout
Tu es partout et pour tout
Mon alcool
Je saute et frétille
Te bois trop vite
Tu cognes et crispes
M’épluches les yeux
Mal heure du bonheur
Bonne heure du malheur
Horreur des peurs
Le Cœur qui pleure
Valse-moi sous la nuit
Éclaire-moi de tes frissons
Que je punisse mon corps
Et tes feux de joie grise
Grille-moi de tes bras
Et de tes yeux bleus
Que je noie ma peine
Et ceux de tes poings
Voilà qu’on est deux
Voilà qu’on est mieux
Voilà qu’on est creux
Voilà qu’on est nœuds
Tant pis, tant pis
Je nie sans cris
Je plie sous toi
Je rie pour quoi
À genoux
Pas tombé
J’effleure
Ma vie
dimanche, juin 21, 2009
Rien de cohérent.
Ce soir, tu es au plus creux de mon âme
Écrasé comme milles écureils dans la rue.
Oublie-moi, toi.
Moi ça va, je creuse ta tombe.
Lâche-moi l’cœur.
Laisse-le flétrir sans toi.
Bon, je pleure et je débarasse.
Salut bien tes yeux pour moi. Ou pour ce qu’il en reste.
Bon. Bon. Bon.
Être au milieu de nulle part, c’est comme être au milieu de toi.
Va t’en. Hé oui, Va-t’en.
Tout mélange fait vômir. Nos cœurs ne font pas l’exception.
Bang. Bang. Bang.
Va te faire foutre.
lundi, juin 15, 2009
Mon ange
J’ai dévoré tes ailes ce soir.
J’ai oublié qui j’étais, j’ai oublié mes raisons et mon corps s’est envolé sans ma tête.
Je voudrais m’excuser milles fois comme milles larmes douces sur ta peau.
Mais j’ai creusé trop creux dans nos cœurs.
Et crac. Tout a éclaté, explosé, implosé dans mes yeux.
J’ai perdu notre jeu. J’ai brûlé notre lit.
Je t’ai écrasé contre le mur de mes mains malades.
Mon ange
Me voilà devant les cendres vômis.
Le sang pleut à même le sol.
Mon ange
Ton visage détruit assomme mes pensées, me ronge une plaie ouverte que j’ai tracée.
J’apprends ce que c’est d’être mal, d’avoir mal et de crier la gorge nouée.
Mon ange
J’ai tué notre amour.
Je me vengerai donc sur le bourreau.
Corde sur mes cordes vocales.
Une dernière inspiration, un dernier sanglot brûlant.
Et je pendule.
Mon ange
Je t’aime.
lundi, juin 08, 2009
Leur fin
Et elle danse sous les grands bras des arbres
Et elle rit d’avoir été aussi fugace devant les cieux
Et elle pleure comme le sang de ses veines
Elle s’est couchée dans ses algues
Mains prises, doigts rougies et peau froide
Plongeant, creusant l’eau de ses bleus
Et de tout son ventre elle a craché son amour
Et de tout son corps elle a éclaté comme l’argile
Et de toutes ses lèvres elle a embrassé sa destinée
Sa mort happante dans les feux
Sa mort sans heure et cents heurts
Sa mort comme une chute de poussières
Orphée
Et il danse sous les grands bras des arbres
Et il rit d’avoir été aussi grand que les cieux
Et il pleure comme le magma de son cœur
Il s’est couché dans ses racines
Pieds cloués, orteils bleuis et nerfs brûlants
Creusant, plongeant dans la terre de ses rouges
Et de tout son ventre il a tué son amour
Et de tout son corps il a explosé comme un volcan
Et de toutes ses lèvres il a embrassé sa dulcinée
Son tort arrachant ses yeux
Son tort évidant l’évidence
Son tort comme une plaie éternelle
samedi, mai 30, 2009
Dernier poème d'Eurydice aux Enfers à Orphée
En ce feu
En ce creux
Et puis rien
Sans tympans
Ni langue
Mon corps n'est que cadavre
Mon cadavre n'est que mort
Ma mort n'est que corps
Et je tombe
À jamais
À jamais
Et puis rien
Sans souvenirs
Ni sentiments
Le coeur sans air
L'air sans mots
Les mots sans coeurs
Et je tombe
Et puis une image
Tes yeux
...
Et puis rien.
vendredi, mai 29, 2009
Poème d'Eurydice aux Enfers à Orphée
Je suis prise
Viens, viens
Je suis là
Sans mots
Dans ce marécage
Pieds fermés
Yeux blancs
J’entends
Ton sang
Battre mon nom
Et mon souffle
Viens, viens
Je suis brume
Viens, viens
Je suis cendres
Je vole
Je plonge
Je m’enfonce
Je creuse
Est-ce toi
Ces pleurs
Caverneux
Qui cherchent ?
Viens, viens
Je suis cœur
Viens, viens
Je suis morte
À la main
Pour la vôtre
Une anémone
Rouge
Ne m’abandonnez pas
Je vous attends
Ne m’abandonnez pas
Délivrez-moi
lundi, mai 11, 2009
Merde
Est-ce que j’tai déjà dit…
J’trouve que…
J’aimerais ça te dire que…
Je respire, j’essouffle
Un cœur à double vitesse
J’essaie, je tente, je…
Câlisse que c’est difficile.
J’voudrais te dire que…
Que tu…
Vraiment…
Tu…
Tabarnak, j’s’rais jamais capable
Ma langue fait l’escargot
Pas capable d’accrocher trois mots
J’me sens comme un mongol
Tu sais que t’es…
J’te trouve…
…
Je claque des dents
Je spasme du corpsJ
e vais éclater
Go go go.
…
T’es beau.
Je l'ai eu.
J'dégonfle un peu.
Je savais pas comment te le dire.
Mais je sais que ça t’fait rien.
C’est impossible.
Parce que…
Parce que…
Voyons, crisse !
Si seulement t’étais…
Si seulement t’étais…
Gorge serrée, Bouche aride.
Si t'étais là.
…
…
…
Bon…
J’ai pu rien à…
Je…
Je sais plus.
…
Merde.
Comme une
Vas-y, fais-le, s’il-te-plaît.
Que je me sente vivante
Que je me sente quelque chose
Qu’est-ce que t’attends ? Vas-y !
J’attends après des mots sales
J’attends après des mots laids
Je veux être quelqu’un pour toi
Ne me laisse pas toute seule
Sans larmes et sans bleus
Regarde-moi au moins
Que je me sente vivre
Vas-y, fais moi mal
En d’dans, en dehors
Que je souffre
Que j’aie une raison
D’être affreuse
D’être épaisse
D’être quelque chose
Pour quelqu’un
Laisse-moi pas toute seule…
LAISSE-MOI PAS TOUTE SEULE !
GROS CAVE ! IMBÉCILE ! COLON ! SANS CŒUR, GNIOCHON DE TROU D’CUL DE MARDE !
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH!!!
…
C’est ça…
Laisse-moi mourir
Comme une grosse torche
Comme une moins que rien
Comme une…moi.
vendredi, mai 08, 2009
Destruction
Sur un mur
Cracher ses dents
En fusillade
TABARNAK
Des bras entrechoqués
Des autres bras hallucinés
Des bras désarticulés
Des autres bras coulants
OSTIE
Yeux aux pupilles aveuglés
Fonçant droit devant
Des bouches muettes
Résonnant à tue-tête
DÉCALISSEZ
C’est mon manège nocturne
C’est mon sang sur l’asphalte
C’est mon cœur brûlé
C’est mon corps tu
Paf
Pouf
Pif
Boum
.
GAME OVER
dimanche, avril 26, 2009
Corps
Endormi dans mes bras
Après avoir dansé comme un soleil
Comme ta peau qui grille
Me fait jouir de tes yeux
Tu m’as craqué craquant
Tes mains bleuis
Qui crient famine
Dans ma bouche
Tu pleures
Et moi
Je pluie
vendredi, avril 24, 2009
Destin
Ne me dites plus
Faites le silence
Jamais je ne courrai
Confiance
Aux creux de mes jours
Étoiles de mes nuits
Qui êtes-vous ?
Vous me voulez quoi ?
Disent mes échos
Que savez-vous ?
Tout ne coule pas
Ira là qui le voudra
Bien au froid
La mer de mes pensées
Vie plus forte que mes pas
Est vive sous l’air morne
Loin d’être ce moi
D’être un cœur de feu
Un cœur de bleus
Droit devant les épines
Chemin rouge de votre sang
C’est de vous que je pleure
Écrit dans les veines de mon cou
Dans les artères de ma tête
Les cordes vocales désarticulées
Lignes gravés du sol
De mes voies
Ma vie n’est pas par là
Main qui bouscule, tire mon corps
Fragiles
Il ne faut pas se perdre ; ne nous enlevez pas nos cris
Sommes-nous si faibles, sommes-nous réels ?
Un jour peut être…
Amas d’espoir !
Un vent soufflera la brume aveuglant le phare
Un vent soufflera, arrachant notre nous
Laissant nos chairs meurtris par l’opacité de nos yeux
Amas d’os surplombant le sol
Chair contre chair, mort contre mort
De nos pleurs, de nos peurs…
Le chemin sera sans lieu.
Texte de Léonie et moi
dimanche, avril 19, 2009
L'autre
Si tu avais été là J’aurais pris mes mains Pour les mettre entre mes doigts Ancrer mes ongles dans ma peau
Si tu avais été là Mes yeux auraient pris l’eau Ma tête aurait explosé milles fois Ma bouche aurait crié silence
Si tu avais été là…
Ça n’aurait pas fait grand-chose…
À ton amant.
dimanche, avril 12, 2009
Frères
Je contemple faussement
Tes expirations d’amitié
Tes milles bras de soutien
Comme une lance pointue
Que je retiens entre mes dents
Je m’éclipse derrière les autres
Pour ne pas me briser contre toi
À qui la coquille l’emmurant ?
J’aimerais plonger dans nos eaux
Pour prendre les coraux étouffants
Et regarder, voir nos ficelles rouges
Saisir les raisons de sublimations de feu
Si mes désirs se frappent
C’est que je te hais
C’est que je t’aime
L’air entrant
J’inspire
J’espère
jeudi, avril 09, 2009
Un au revoir
Je l’ai mangé
J’ai recraché ses épines
Sur ton torse
Tu m’as soufflé ton cœur
Je l’ai respiré
J’ai vomi mes désirs
Dans ta tête
Je n’ai pas su
Ce que j’ai vu
Je l’ai relu
Les yeux fermés
Les poings serrés
Sur mes os
J’y laisse mes côtes
D’avoir mal respirer
Je pars
En silence
Des maux
Des mots
